En ce dimanche de grand soleil, nous étions 10 à accompagner notre guide naturaliste, Benjamin Potel, pour aller à la recherche de plantes sauvages comestibles.
Nous avons choisi d’aller explorer des parcelles de Faîte et Racines où nous nous rendons rarement, en lisière d’Argentat, au Puy Jaloux et du côté d’Embarran.
Les aubépines en fleurs réjouissent le regard et le nez, et on imagine déjà les bonnes tisanes que l’on pourrait déguster après une bonne marche !
Mais toutes les plantes comestibles ne sont pas aussi spectaculaires. Benjamin nous en a montré beaucoup, mais mieux vaut les goûter, comme l’alliaire au goût légèrement aillé, que les photographier.

Un majestueux charme nous domine, mort…mais pas tant que ça : on voit des branchettes qui repartent pour une nouvelle vie.

Les chemins en sous-bois sont magnifiquement fleuris en jaune-blanc-violet avec la multitude de renoncules, de stellaires holostées et de pulmonaires. Tiens, pourquoi pulmonaire ? A l’époque lointaine de la théorie des signatures, on pensait que les plantes avaient des vertus inspirées par leur apparence. Ainsi, ces feuilles parsemées d’alvéoles sombres ressemblant aux alvéoles des poumons étaient-elles censées être bénéfiques pour les poumons ! Le talus orienté au nord est ponctué de fougères pectinées, un bon indicateur lorsque l’on « perd le nord ».


Arrivés au sommet de la côte, nous avons bénéficié de plusieurs points de vue magnifiques…et de l’ombre de beaux chênes de bord de chemin. Quelques orchidées orchis mâle y étaient aussi présentes, ainsi qu’une belle chenille « sénatoriale » (Anisota senatoria, chenille d’un papillon de nuit).

Sur le chemin de retour vers Argentat, nous faisons causette avec quelques veaux avant d’échanger entre nous sur différentes espèces très invasives et dont l’arrachage est vivement recommandé (buddléia, dit arbre à papillons) voire obligatoire (herbe de la pampa).
