Nos activités

L’association souhaite œuvrer, à son échelle, à la préservation du patrimoine forestier qui nous entoure. Nous voulons avant tout que cette forêt redevienne un bien commun, un espace que les habitants du territoire se réapproprient, et ne pas laisser les grands décideurs gérer notre environnement à notre place. Nous sommes tous forestiers.

Pour tenter cette expérience, nous avons déjà entamé plusieurs activités où chacun-e est invité-e à participer…

Une parcelle forestière

L’achat collectif

La forêt nous appartient, nous, habitants du territoire. Quelque soit l’imaginaire que nous lui projetons, elle est importante pour tous.

L’association souhaite acquérir des parcelles forestières sur le territoire pour les extraire de la logique industrielle et leur éviter le pire. Redonner à ces bois une valeur commune.

En finançant ces achats par appel à dons, la propriété des parcelles est collective. Elle n’est pas dépendante d’un apport financier individuel.

Promenons-nous dans les bois

La sensibilisation

A la rencontre des acteurs humains qui se passionnent ou travaillent dans la forêt, nous organisons des sorties en forêt. Notre envie est d’apprendre, ensemble, à découvrir le milieu forestier, sa nature, ses relations. Apprendre à chacun à porter un regard sur ces bois à travers un œil de naturaliste, d’entomologiste, de gestionnaire… amateurs ou professionnels.

La formation

Au-delà des sorties de sensibilisation, l’association projette d’organiser des chantiers de formation dans les différents secteurs du bois et de la sylviculture. En faisant intervenir des professionnel-le-s, ou au moins des averti-e-s, nous voulons nous former dans les parcelles acquises par l’association à mettre en place un travail sylvicole : de l’observation à l’abattage, du débardage à la charpente en passant par le sciage. La forme de ces chantiers est en cours de discussions, rien n’est encore défini mais ça va venir…

La filière locale

Il existe encore dans la région des hommes et des femmes qui travaillent dans la filière du bois. Mais cette activité artisanale s’essouffle par la prédominance des groupes industriels qui ont la mainmise sur l’activité et sur notre consommation.

La scierie mobile de l'association
La Las

L’association aimerait participer au maintien – et osons dire au développement – de cette filière artisanale : permettre à ces professionnel-le-s d’exercer correctement et dignement leur métier, permettre aux habitants d’avoir accès à des produits issus de nos forêts, permettre enfin aux propriétaires de valoriser leur forêt et leur bois par cette filière. Ne pas laisser la grande industrie prendre toute la place, c’est se rendre capable de produire nos matériaux par nous-même.

Alors que les petites scieries, maillons indispensables d’une filière éthique, locale et artisanale de la forêt, ferment les unes après les autres, nous avons l’opportunité de racheter une scie mobile d’occasion, de très bonne qualité et à un bon prix, à un professionnel disposé à nous accompagner dans sa mise en route.

Avec la scierie mobile, nous pourrons mettre en place une « épicerie du bois » proposant des matériaux de qualité, issus de forêts gérées durablement. Nous contribuerons à rendre viable le choix d’une sylviculture douce, allant de pair avec la préservation de forêts riches et vivantes et le soutien d’une filière artisanale.

Cartographie

Au lancement de l’association, on nous a souvent répondu que les coupes-rases n’étaient pas courantes dans notre territoire, qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Le danger est toujours ailleurs.

Pour répondre à cet aveuglement, nous avons démarré un travail de cartographie dans nos villages pour recenser les surfaces forestières coupées à blanc. Le principe est simple, repérer les parcelles, prendre quelques photos et compiler tout cela. Au fur et à mesure de la collecte, nous pourrons produire des cartes du secteur représentant ces coupes qui, soi-disant, n’existent pas.

Vous pouvez visualiser ici la première carte réalisée en Février 2019 sur la commune de Neuville.

C’est bien évidemment un travail que nous mènerons pas seuls, mais avec les acteurs locaux.